La saga derrière la saga
Le rêve
Paul Ohl a toujours rêvé d'Afrique. Lorsqu'en 1982 il a décidé d'entreprendre
le cycle des romans de civilisations, l'Afrique était son sujet de
prédilection, en même temps que le Japon et l'Amérique du Sud.
Aujourd'hui il dit que l'Afrique n'est pas un trip d'écrivain, mais
un long et douloureux parcours d'initiation.
L'auteur a attendu 15 ans avant de s'attaquer à la saga de l'esclavage.
"L'Afrique est un continent fait de 42 pays, de plusieurs centaines de
sous-cultures, de milliers de dialectes et de dizaines de milliers de rituels et
de traditions. L'Afrique est le lieu de la parole et de la mémoire. Il faut une
vie pour en comprendre le sens, plusieurs vies pour en toucher l'âme. Je n'ai
fait que dévoiler une partie de l'immense toile."
Il a griffonné les huit premières phrases du roman le 27 novembre 1991 et il
lui faudra sept années, marquées des décès successifs de ses parents et de
son meilleur ami, pour entreprendre la rédaction finale du Tome 1 de l'oeuvre.
Paul a choisi ses repères: il débute l'écriture le 9 octobre 1998, année
marquant le 150e anniversaire de l'abolition de l'esclavage. Il
termine le manuscrit le 29 juin 2000, jour anniversaire d'Antoine de
Saint-Exupéry, son auteur fétiche (il aurait eu 100 ans).
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