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Katana en quelques mots
Le code du guerrier
KATANA est la grande mosaïque d'une civilisation qui, après avoir rompu
avec le modèle chinois, s'est organisée en une société féodale où la force
l'a emporté sur la légitimité civile et où l'éviction progressive de
l'empereur s'est faite au profit d'un shôgunat inspiré du code du guerrier
(Bushidô).
Le choc de l'Orient et de l'Occident
Le cadre général du roman se situe à l'intérieur de la période connue
sous le vocable de siècle chrétien japonais (1549-1638). Cette période
de près d'un siècle se caractérise par le premier choc de l'Orient et de
l'Occident; un choc à la fois inégal, brutal et maladroit qui aboutira à
l'échec de la tentative d'hégémonie religieuse, commerciale et militaire de
l'Occident au Japon.
L'époque des shôgun
Avec la proscription du christianisme et l'isolement commercial et culturel
du Japon, les doctrines confucéennes devinrent des religions d'État. Il
s'instaura au Japon un ordre social, politique et militaire reposant sur un sens
fanatique de l'autorité et du devoir. Les arts et les lettres s'inspirèrent
d'un tel modèle, donnant naissance à des modes créatifs et expressifs connus
sous le nom de "Monde Flottant". Il en fut ainsi pendant plus de 250
ans (1600-1868), période correspondant à l'ère Tokugawa. De ce fait, le
shôgun Tokugawa Ieasu est le principal personnage historique du roman.
KATANA, la voie du sabre
KATANA (le sabre) est l'âme vivante du Japon, l'éloge d'un passé mythique
et le symbole éternel de la mort héroïque. Il consacre la grandeur de la
victoire mais aussi la noblesse de l'échec. C'est par le sabre que passent
l'honneur, le devoir et la loyauté. Depuis mille ans, le Japon vit
impitoyablement selon cette voie du sabre que les guerriers, eux, considèrent
être le chemin des dieux, puisqu'ils honorent la mort plus que la vie.
Dans le sud du Japon, deux guerriers de grand renom, Matsukaze et Karamon, se
refusent à la religion de l'Occident, préférant l'exil et la mort.
Matsukaze choisit le suicide rituel. Il invite Karamon à l'assister comme
exécuteur tout en lui confiant son fils unique, Kikusui.
Pendant douze années, Kikusui est reclus dans le temple du moine Toyo,
quelque part dans les montagnes du Hakusan, non loin de la mer du Japon. Il y
est connu sous le nom de Ukiyo.
Le jour vient enfin où Ukiyo est placé devant l'inquiétant dilemme: la
voie du Bouddha ou celle du sabre. Toyo insiste: il doit choisir sa voie en
toute connaissance d'un monde extérieur.
Tokugawa
Poussé par son irrésistible destin, Kikusui reprend la route qui, peu à
peu, le rapproche de l'Histoire, sous les traits du grand Tokugawa. Mais cette
route passe par Jinnaï, l'assassin désigné de Tokugawa. Désormais, pour
Kikusui, le ninja Jinnaï ne sera, ni le rêve du Mal, ni le fruit de ses
délires, mais une affreuse réalité.
Entre l'ultime affrontement du Bien et du Mal, se joue le sort du Japon: la
bataille de Sekigahara. C'est ce gigantesque affrontement qui arrache à jamais
Kikusui à Fujiko, celle dont il est follement amoureux. Un amour tragique,
puisqu'il naît un enfant auquel Fujiko ne peut survivre, selon la loi même de
Tokugawa. Prisonnier de Jinnaï, Kikusui survit à tous les sévices et, fort de
l'enseignement de ses maîtres, il vainc enfin son tortionnaire. Mais aussitôt
fait, il disparaît, préférant l'exil absolu à la violence de ses semblables.
Une légende naît toutefois: celle du Protecteur de Papillons.
Le crépuscule
Trois cent six (306) ans ont passé. Nous sommes au dernier jour, ou presque,
de la Guerre du Pacifique. Au large des côtes de Nagasaki un B-29 américain a
prit son envol. À son bord, l'arme de l'apocalypse. À Nagasaki un jeune pilote
de l'unité des kamikazes se prépare à vivre le dernier jour de sa vie. Il
s'agit de Naoki, de la famille Omura, un descendant de Kikusui. Il garde
précieusement l'héritage familial de l'ancêtre: le sabre Lumière d'Octobre.
Peu avant midi, la seconde bombe atomique changera à jamais le destin de
l'Empire du Soleil Levant... |